[INTERVIEW] 25.12.2015 | CL pour W Korea – « Hello, Witches »

Hello, witches
« Les bonnes filles vont au paradis, mais CL va de partout »

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W Korea : Alors tu as fait un photoshoot spécial avec ta petite sœur aujourd’hui.
CL : Je pensais qu’on en garderait un très bon souvenir avec elle donc je voulais vraiment le faire. Le concept du photoshoot était assez frais.

WK : Pourrais-tu nous présenter ta sœur ?
CL : C’est une étudiante à l’université de Hong Kong. C’est juste une élève normale qui n’a aucun plan de devenir une célébrité mais elle a l’habitude de prendre des photos parce qu’on en prend ensemble tout le temps. J’étais un peu inquiète parce que c’est la première fois qu’elle prend des photos devant une vraie équipe, mais je suis heureuse de voir que le résultat était sympa et qu’elle est très belle sur les photos.

WK : Comment est ta relation avec elle ?
CL : On a vécu séparées l’une de l’autre pendant 10 ans depuis le collège puisque j’ai commencé à travailler très tôt et ai étudié sur d’autres continents. Nous nous serions surement beaucoup battues si nous étions collées tous les jours … et puis comme nous avons 4 ans de différence, je pense que cet éloignement nous a permis de devenir plus proches. Ma soeur a pris une pause temporaire dans ses études pour pouvoir m’accompagner dans mes activités aux Etats-Unis. Nous avons passé beaucoup de bons moments ensemble.

WK : Je pense que les sœurs deviennent de très bonnes amies lorsqu’elles grandissent.
CL : Peut-être que c’est parce que nous sommes des filles que l’on peut partager beaucoup ensemble, et j’aime ça. On se partage des petites choses, des vêtements, du maquillage etc. On parle beaucoup de ces choses-là.

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WK : En parlant de maquillage et de vêtements, tu t’es cherchée un nouveau style qui t’irait bien ces dernières années, n’est-ce pas ?
CL : Je pense que j’ai grandi devant les caméras. Même si certaines personnes ont un look déjà bien développé dès le début de leur carrière, de mon côté j’ai essayé beaucoup de styles différents depuis que j’ai 17 ans étant donné que j’ai grandi devant les yeux du public. Même si c’est assez embarassant de voir des photos de mes anciens looks, j’ai toujours apprécié le fait de chercher et explorer des styles différents.

WK : Je pense que le bon style est acquis à travers les essais et les échecs.
CL : Le style s’améliore certainement à force d’essayer de nouveaux vêtements et maquillages.

WK : Un blogger de mode a décrit ton style comme étant « audacieux, coloré et que tu n’as pas peur d’expérimenter ». Quels sont tes directions et tes principes quand il s’agit de mode ?
CL : J’aime les vêtements audacieux avec des éléments distinctifs. Même si je porte de la dentelle aujourd’hui, j’apprécie le fait qu’un trait de ma personnalité soit exploité à travers le concept de la sorcière. En fait, j’aime les ornements.

WK : Tu as dit que tu « prenais un gros risque » en mettant ta robe en dentelle Valentino. Ta définition de « risque » semble différer de celle des autres.
CL : En général, je porte plutôt de la dentelle comme lingerie pour mes shows, des accessoires qui ne couvrent pas beaucoup mon corps. Mais aujourd’hui, j’ai porté beaucoup de robes moulantes et de robes austères. La robe de Valentino est ma préférée de toutes celles que j’ai portées aujourd’hui, mais je pense que c’est quelque chose que ma mère pourrait vraiment aimer. C’est assez similaire des styles de vêtements qu’elle me donnait quand j’étais jeune (rires). J’ai beaucoup évolué depuis et j’ai grandi, donc j’ai l’impression de revenir en arrière en portant ces vêtements.

WK : Même si tu aimes essayer de nouveaux styles, comme celui d’aujourd’hui, il y a sûrement des looks que tu préfères à d’autres.
CL : J’ai fait des photoshoot en maillot ou en fourrure … donc en un sens, ce style est nouveau pour moi. Les choses comme les robes longues et les robes en dentelles sont des risques et des choses nouvelles pour moi.

WK : Il y a certes des différences entre les vêtements que ta mère te donnait quand tu étais jeune et ceux que tu portes maintenant, mais il y a-t-il beaucoup de différences entre la CL que tu montres durant tes shows et la Lee Cherin en tant que personne ?
CL : Tout d’abord, étant donné que Chaerin ne sort jamais de chez elle, elle a toujours un pyjama sur elle. C’est vraiment une femme au foyer que seule sa famille peut voir (rires).

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WK : Ta performance aux MAMA à Hong Kong était une bonne opportunité pour différencier CL des autres artistes en Corée du Sud, surtout au niveau des femmes artistes. On dirait que tu es presque forcée d’être montrée comme étant une femme ‘radicale’ en Corée avec « Hello Bitches ». Jusqu’à quel point pourrais-tu jouer la carte de la femme forte pour ta stratégie marketing ?
CL : Pour être honnête, je n’y pense pas vraiment. Comme c’était censé être en live et que je ne pouvais pas utiliser d’injures etc, et si je commençais à réfléchir aux limites qui me sont imposées, je ne pourrais pas réfléchir à ce que je dois faire et je ne pourrais pas être inspirée. Je ne pourrais pas laisser mes pensées et mon coeur prendre mes décisions si je pensais à une réelle stratégie. Je pense qu’il est plus facile d’aller aussi loin que je puisse et ensuite rectifier les choses que je dois rectifier. Je suis plus à l’aise avec cette façon de penser et mes proches me soutiennent de ce point de vue là.

WK : Je suis curieux de savoir le contexte dans lequel tu emploies le mot « bitch »
CL : Je plaisante souvent avec mes amis en Amérique et je leur dis « what’s up bitch » dans ce genre de situations. C’est utilisé dans un contexte humoristique. Même si la chanson et le clip sont des cadeaux pour mes fans en Asie qui m’attendent, j’espère aussi que ça servira pour me présenter aux gens qui ne me connaissent pas en Amérique. Je pense que c’est la présentation qui me correspond le plus.

WK : Les personnages que tu montres dans « The Baddest Female » et « Hello Bitches » me fait penser à cette citation qui dit « Les bonnes filles vont au paradis mais les mauvaises filles vont de partout ». Il y a une notion d’être libérée de la captivité.
CL : Je veux être une bad girl toute ma vie. Même si je suis bien plus conservative que les gens puissent croire, et même si j’ai des mœurs pour moi-même, je veux croire qu’il n’y a pas de limites et de restrictions pour ce que je veux faire en tant qu’artiste. Je veux toujours garder l’état d’esprit d’une jeune enfant. Même si vous allez avoir l’opportunité d’entendre des genres totalement différents une fois que mon album sera sorti, ma première chanson « The Baddest Female » et « Hello Bitches » sont deux singles qui se focalisent sur mon identité.

WK : Je suis sûr qu’il y a des avantages mais aussi des inconvénients à être active seule comparée à être active en tant que groupe (avec 2NE1).
CL : Les moments passés avec les 2NE1 dans les salles d’attentes (pour les shows) sont toujours des moments super bruyants et sympas. Je ressens leur absence quand je vais en vacances seule, ou quand je fais un photoshoot ou une interview seule. Même si je suis celle qui parle généralement le plus durant les interviews, c’est différent quand les membres sont à côté de moi. J’ai été forcée en dehors d’une situation confortable avec mon groupe, et je pense que les dernières années que j’ai vécues toute seule était une période qui était personnellement difficile et qui m’a fait grandir.

WK : Pour tenter ce challenge très difficile qu’est de se faire connaître aux Etats-Unis … Y a-t-il quelque chose en particulier qui te fait peur même si tu as l’air courageuse ?
CL : Je n’y pense juste pas. J’ai passé beaucoup de temps à y réfléchir ces dernières années. Les Etats-Unis est vraiment un marché différent que la Corée du Sud et il a fallu que je rencontre de nouvelles personnes et que je recommence tout à zéro. Mais j’y ai réfléchi et je me suis rendue compte que rien n’a réellement changé. J’en ai conclu qu’il me suffisait juste de m’amuser, de vivre ma vie comme je l’ai toujours fait, que je sois aux USA ou en Corée. J’ai eu l’habitude d’avoir tout de déjà fait quand je travaillais avec mon équipe en Corée, mais je suis arrivée aux USA avec le moins de personnes possible. Le styliste, le producteur et le président avec qui j’ai toujours travaillé n’étaient plus à mes côtés donc j’étais très inquiète à cause de ça et j’ai du tout reprendre depuis le début. Cependant, je pense que vivre ces expériences me permettent maintenant d’apprécier pleinement ce que je fais.

WK : Pourrait-on comparer ça à la douceur qui arrive après l’amertume ?
CL : (Rires) Oui, on pourrait. Ces derniers jours, j’ai décidé de m’amuser tous les jours et de vivre en faisant ce que j’ai envie de faire.

WK : Il semblerait que ce soit quelque chose que tu aies tiré de l’année 2015.
CL : Même si je fais beaucoup d’aller-retour en Corée et aux USA depuis 2015, cet aspect de la vie et celle que j’ai le plus ressentie l’année dernière.

WK : Où puises-tu cet énergie en toi qui semble être infinie ?
CL : Tout d’abord, je pense que j’ai empilé l’énergie de l’année dernière et des activités que j’ai faites. Quand je me reposais seulement un jour, j’avais l’impression d’avoir accumulé trop d’énergie et que je devais la libérer. Les gens autour de moi qui sont au courant de ma nature impatiente m’ont prévenu qu’il fallait beaucoup attendre. Tu as besoin de beaucoup d’énergie, de désires et de passion pour travailler dans cette filière, et si tu n’essayes pas sans cesse de t’améliorer, tu vas te retrouver derrière tout le monde et disparaître en un clin d’œil. Je veux continuer de travailler tant que j’en ai l’énergie nécessaire et la passion pour ce travail. Ce n’est pas quelque chose que j’ai construit moi-même cependant, cette pensée me vient d’ailleurs …

WK : Es-tu née avec ?
CL : Je ne sais pas. Même s’il est possible que je sois encore passionnée quand j’aurais 100 ans, je ne pense pas que je le serai. Je veux utiliser cette passion dans quelque chose de bien tant qu’elle est encore intense.

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WK : Si tu devais définir le bonheur, que serait-il ?
CL : Je ne pense pas que la stabilité soit une définition de bonheur pour moi. Depuis que je suis jeune, au lieu d’être heureuse grâce à la richesse, à la popularité et aux accomplissements, je pense que je suis surtout heureuse quand j’en arrive à un stade où je suis troublée ou légèrement anxieuse étant donné que j’ai tendance à travailler encore plus dur quand j’atteins ce genre de stade. Et puis, le bonheur pour moi et de grandir entourée d’amis qui t’aident à régler tes problèmes ensemble.

WK : Je pense que c’est une définition du bonheur qui correspond parfaitement à tes 25 ans.
CL : J’ai tout de même vécu des expériences où l’instabilité n’était pas de bonne augure quand je travaillais avec des amis. Et je pense aussi qu’il est logique que je ne sois pas au courant de tout à 25 ans. Avoir de bons retours est une grande source d’encouragement pour moi-même étant donné que je travaille dur, et j’aime penser que je gagne des niveaux dans ce travail comme si je jouais à un jeu-vidéo. J’aime être au courant de ce qui se passe autour de moi et de gagner en expérience.

WK : La musicienne Lorde a tweeté que tu étais ‘douce et cool et une star à 100%’.
CL : On se répond beaucoup sur Twitter et Instagram et je sais qu’on se soutient mutuellement mais je ne l’ai jamais encore rencontrée. Je pense que je la rencontrerai sûrement un de ces jours.

WK : Travailler sur un single avec Skrillex et Diplo semble t’avoir permis de te faire connaître globalement.
CL : Je n’ai jamais eu l’occasion de devenir proches d’autres artistes à part ceux de mon agence (YG Entertainment) mais j’ai eu l’opportunité de rencontrer beaucoup de nouveau monde à des fêtes et des shows aux USA. Travailler avec Skrillex et Diplo n’a pas été vraiment prévu, mais j’ai plus le sentiment que c’est un épisode qui est arrivé grâce à la chance. C’était une bonne expérience et c’était très sympa.

WK : Tu as utilisé le mot « sympa » beaucoup de fois depuis le début de l’interview.
CL : C’est une habitude. Je me suis aussi rendue compte que je l’utilisais beaucoup dans mes interviews en anglais. Je pense que ce mot est très important pour moi. Que ce soit pour les hommes, le travail, les régimes ou peu importe … je me sens vide et en détresse quand je ne suis pas intéressée par quelque chose. Apprécier ce que l’on fait et en être excitée, je pense que c’est ces choses qui font que tu as l’impression d’avoir un but dans la vie.

WK : Y a-t-il un homme qui t’intéresse dernièrement ?
CL : Si je suis complètement sincère, je ne pose pas que c’est le bon moment pour moi de penser aux hommes. Je pense que je le regretterais dans le futur si mon attention fut perturbée pendant une période aussi importante dans ma vie. Et si c’est vraiment une bonne personne, il saura m’attendre, n’est-ce pas ?

WK : Comment arrives-tu à tenir tes régimes et tes exercices quotidiens ?
CL : Je veux être fine aussi mais … (rires). Etant donné que je fais beaucoup de sport et que je danse beaucoup, mes muscles ont grossi. Même si le groupe de danse avec qui j’ai travaillé pour Hello Bitches sont très puissantes, je ne peux pas me permettre d’être plus grosse qu’elles, donc je suis très rigoureusement un régime. Je fais aussi des chorégraphies qui demandent beaucoup d’énergie.

WK : 2016 est une année importante pour toi. Quelles attentes et quels vœux as-tu pour cette année ?
CL : Shakespeare a dit que tu pourras être heureuse chaque jour de ta vie si tu n’as pas d’attentes. Donc, je n’ai pas d’attentes, même si j’ai réellement hâte de montrer à tout le monde ce que j’ai préparé le plus tôt possible. Il y a un temps pour tout. J’espère que cette année sera fun.

WK : Il semblerait que tu aies beaucoup de femmes fans de toi.
CL : Les femmes plus âgées m’aiment beaucoup. Je suis proche de la tante d’une de mes amies depuis que je suis petite. J’aime être l’enfant dans un monde d’adultes et d’avoir le sentiment de recevoir un avant-goût de ce qui m’attend dans ma vie future. J’aime vivre indirectement la vie quotidienne que je ne suis pas encore capable d’avoir. C’est pour ça que j’aime les sitcoms comme ‘Friends’.

WK : Quel est ton personnage préféré dans ‘Friends’ ?
CL : C’est Phoebe. Parce qu’elle est tellement folle et scandaleuse et fait des choses nouvelles tous les jours.

 

  • Source: W Korea
    Traduction & Publication: 2NE1 FRANCE | Daniel

Publié par 2NE1 FRANCE

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